Un livre dirigé par M Cyriaque Feuillet « La seconde guerre mondiale au Pays de Saint-Gilles » LA SECONDE GUERRE MONDIALE AU PAYS DE SAINT-GILLES En ce début d’été, alors que les stations vendéennes s’apprêtent à accueillir les premiers touristes, c’est l’armée allemande que la population stupéfaite voit arriver. Nœud stratégique, la gare de Croix-de-Vie est immédiatement mise sous bonne garde par la Wehrmacht. Nous sommes le 22 juin 1940, c’est le début de quatre années d’occupation. Les réquisitions commencent aussitôt et nombreuses sont les maisons du front de mer à loger 15 ou 20 soldats. L’occupant sait parfois être affable mais la population se terre dans le silence pour éviter toute équivoque. Localement, les dérives du régime de Vichy éveillent un esprit de rébellion, les habitants sont divisés. Victime d’une trahison, Guy Kergoustin, le chef du réseau local de résistance, est arrêté et ses proches craignent qu’il ait laissé une liste compromettante. C’est dans ce climat que Jean Cristau prend le relais à la tête des FFI du maquis C3 qui ne sont équipées alors que de 25 armes pour 130 combattants. Pour la population, la vie quotidienne est marquée par l’attente du retour des prisonniers, les tickets de rationnement et les petits trafics. À cela s’ajoutent bientôt les réquisitions de main-d’œuvre pour le travail obligatoire en Allemagne et la construction du Mur de l’Atlantique. Pas moins de 50 ouvrages de défense bétonnés seront construits sur la seule plage de Saint-Gilles. Après le départ des Allemands, des prises d’otages et des exécutions sommaires endeuilleront le pays qui n’échappera pas non plus à une vague d’épuration. Circonscrivant leurs recherches au seul territoire du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, les auteurs de l’association Histoire, Culture et Patrimoine du Pays de Rié mettent en lumière des archives tant publiques que privées peu connues, voire inédites. Les nombreux témoignages complétés par une iconographie généreuse donnent vie au récit des événements qui, même s’ils n’ont pas été marqués par des atrocités notoires de l’ennemi, n’en ont pas moins été douloureux. Une production « Histoire, Culture et Patrimoine du Pays de Rié » éditée par l’éditeur « La Geste » 224 pages / plus de 300 illustrations / un index de 350 noms locauxPrix de vente TTC : 35,00 euros A book edited by Mr Cyriaque Feuillet, “The Second World War in the Saint-Gilles region”. A publication entitled “Histoire, Culture et Patrimoine du Pays de Rié” (History, Culture and Heritage of the Pays de Rié) published by “La Geste” 224 pages / over 300 illustrations / an index of 350 local namesRetail price including VAT: €35.00 THE SECOND WORLD WAR IN THE LAND OF SAINT-GILLES At the start of summer, as the resorts of the Vendée region prepared to welcome their first tourists, the stunned population saw the German army arrive. A strategic hub, the Croix-de-Vie railway station is immediately placed under guard by the Wehrmacht. It is 22 June 1940, the beginning of four years of occupation. Requisitions began immediately, and many houses along the seafront were used to house 15 or 20 soldiers. The occupiers were sometimes affable, but the population remained silent to avoid any misunderstandings. Locally, the excesses of the Vichy regime sparked a spirit of rebellion, and the inhabitants were divided. Victim of betrayal, Guy Kergoustin, the leader of the local resistance network, is arrested and his loved ones fear that he may have left behind a compromising list. It is in this climate that Jean Cristau takes over as head of the FFI of the C3 maquis, which at the time is equipped with only 25 weapons for 130 fighters. For the population, daily life was marked by waiting for prisoners to return, ration cards and small-scale trafficking. Soon, this was compounded by the requisitioning of labour for compulsory work in Germany and the construction of the Atlantic Wall. No fewer than 50 concrete defence structures were built on the beach at Saint-Gilles alone. After the Germans left, hostage-taking and summary executions plunged the country into mourning, which was also swept up in a wave of purges. Limiting their research to the Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie region, the authors of the Histoire, Culture et Patrimoine du Pays de Rié association shed light on little-known and even unpublished public and private archives. Numerous accounts, supplemented by a wealth of illustrations, bring to life the story of events which, although not marked by notorious atrocities committed by the enemy, were nonetheless painful. Accueil Accueil