Reprise des visites « Champ de bataille des Mathes » (juillet et août 2024)

Louis de la Rochejaquelein a fait partie de la garde rapprochée du roi qui est obligé de fuir vers Gand, en Belgique. Cela à cause du retour de Napoléon de l’île d’Elbe ».

Après deux débarquements sur la côte du nord-ouest Vendée, dont l’un à Saint-Gilles, Louis de La Rochejaquelein veut stopper les soldats impériaux au pont des Mathes. Finalement, soutenus par les maraîchins locaux, les partisans de La Rochejaquelein poursuivent les soldats de Travot jusque vers le bourg de Saint-Hilaire-de-Riez. Mais ces derniers ont perdu leur chef.

Or, quelques jours plus tard, Napoléon est vaincu à Waterloo et Louis XVIII revient sur le trône. Stratégiquement, le soulèvement vendéen a sans doute joué un rôle en fixant une partie des troupes de l’Empire en province à l’heure de la grande bataille où l’empereur est battu.

Au-delà de ces faits d’armes d’une deuxième guerre de Vendée éclair, l’intérêt est de donner un coup de projecteur sur un lieu historique. « Les Mathes, c’est aussi le lieu où le roi Louis XIII franchit la Besse avant de livrer la bataille de Rié en 1622 », insiste Patrick Avrillas, auteur d’un ouvrage sur la question.

Le 3 juillet 1828, la duchesse de Berry participait à une grande cérémonie royaliste à la ferme du Pré aux bœufs, à Saint-Hilaire-de-Riez. Ce jour-là, sous les drapeaux vendéens de 1793, 1500 maraîchins acquis à sa cause étaient rangés en bataille, armes à la main. La France était pourtant en paix !

La princesse de sang royal voyait dans l’ancienne île de Rié deux symboles forts de l’histoire de la famille de son époux, le duc de Berry, assassiné en 1820. Louis XIII, second roi Bourbon y avait fondé sa gloire militaire en 1622 et Louis de La Rochejaquelein, tué à la bataille des Mathes en 1815, s’était vu confié par le roi Louis XVIII le soulèvement de l’Ouest et le renversement de Napoléon.

Quatre ans plus tard, la Monarchie de Juillet (1830-1840) lui fit tenir sa promesse de revenir en Vendée pour reconquérir le trône de son fils, « Henri V ».

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