Compte rendu — Le boom touristique vendéen de l'après-guerre
La Vendée figure dans le classement des plus grandes destinations touristiques françaises.
36 millions de nuitées en moyenne par an, représente 2,5 M € de chiffre d'affaires chaque année et plus de 37000 emplois directs.
109 km de plages vendéennes et 64 km de côtes rocheuses.Il faut compter sur les 15 ports de plaisance qui offrent plus de 7500 places aux vacanciers;
Outre le littoral, la Vendée est riche en paysages divers et variés comme le Bocage, le marais, les bois et les forêts. Près d'un touriste sur deux indique venir en Vendée au moins une fois tous les deux ans. Ils viennent d'Ile de France et des Pays de la Loire (hors Vendée), ils viennent aussi de Grande Bretagne, des Pays Bas, de la Belgique et d'Allemagne. Les moyens de communication sont importants, gares TGV, gares ferroviaires, autoroutes, voies rapides, 7 aérodromes....
Après 1945, la Vendée passe du 10e au 3e rang des départements français accueillant des touristes. La métamorphose est spectaculaire. Véritable manne économique, le tourisme devient un moteur de modernisation, sur le littoral comme à l'intérieur des terres : développement des équipements propices au confort (eau, électricité, téléphone), valorisation des patrimoines, favorisant une politique d'animations culturelles. Ce changement s'inscrit dans une dynamique plus large de la société des loisirs qui s'installe en Vendée comme partout en France dans les années 1960 et 1970.
Les formes prises par ce boom touristique suscitent toutefois aussi des critiques, dénonçant un tourisme de masse jugé superficiel voire destructeur. Les Vendéens, confrontés à ces rapides bouleversements, parfois contradictoires, imaginent alors les moyens de répondre avec énergie à ces nouvelles attentes sociales.
Ces grandes plages rappellent la Floride"
Dès les années 30, la côte vendéenne attire. Puis, après la guerre, c'est un tourisme social qui arrive sur la côte. Des agriculteurs vendéens se reconvertissent. La région comprend vite l'intérêt. Et le touriste est bien accueilli. "Les agriculteurs vont vendre leur production et accueillir des personnes qui souhaitent être hébergées à la ferme, rembobine-t-il. C'est l'origine des premiers campings privés." Rapidement, la Vendée se fait un nom et est rebaptisée la "Venise française". "Ses grandes plages rappellent la Floride et on a un développement un peu similaire dans un contexte, les années 50, où l'aura des États-Unis est très importante", poursuit Johan Vincent.
Le "nouveau mur de l'Atlantique"
Les immeubles Merlin apparaissent, c'est le "nouveau mur de l'Atlantique". Le développement prend du temps. Au début des années 70 et hormis les villes des Sables d'Olonne, de Saint-Jean-de-Monts ou de Talmont-Saint-Hilaire.
N'oublions surtout pas que grâce à un Conseil Général dynamique dirigé par M Philippe de Villiers, la Vendée dès les années 70-80 a su tenir un rang important au niveau du tourisme en France, en effet, pensons à la venue du TGV aux Sables d'Olonne, au Vendée Globe et enfin au Puy du Fou où le passé mémoriel de la Vendée est mis en valeur avec dignité, sobriété. Ses investissements ont permis de développer localement la notion de club de loisirs style Disney.. La Vendée a su s'adapter aux conditions nouvelles du tourisme et l'a porté fièrement et positivement.
Richard Marraud