Au temps des quatorze moulins au pays de Riez
Une soirée est consacrée, demain, à l’histoire de la meunerie sur le littoral. Une occasion d’évoquer l’âge d’or des moulins et l’itinéraire d’André Barreteau, le boulanger de la Mie Câline.
En haut, à gauche, Gérard Chusseau a recensé jusqu’à quatorze moulins dans la seule commune de Saint-Hilaire-de-Riez. Dessous, les vestiges d’un des quatorze moulins de Saint-Hilaire-de-Riez visibles depuis l’avenue de l’Isle-de-Riez. A droite, le moulin des Gourmands, à Saint-Révérend, l’un des témoins de l’âge d’or de la meunerie. |
L’histoire fait recette
La jeune association Histoire, culture et patrimoine du pays de Rié remporte un franc succès auprès du public. Son dernier rendez-vous a attiré près de 300 personnes lors d’une soirée consacrée à la tragédie du naufrage du Lancastria en 1940.
Depuis près d’un an, l’association multiplie les conférences sur différents pans historiques de Saint-Hilaire-de-Riez et des alentours. Les thèmes décryptent la grande histoire comme la bataille des Mathes de 1622 sous Louis XIII ou la mort de Louis de la Rochejaquelein lors d’une tentative de soulèvement des royalistes, en 1815. Mais il est également question de la vie quotidienne d’autrefois au pays.
Du blé au pain
Le rendez-vous de demain soir est consacré au thème du blé au pain. Avec à la clé des interventions sur l’histoire de la meunerie. Une tradition qui a marqué des lignées de meuniers du littoral et a même donné naissance à l’aventure industrielle de la Mie Câline.
Boulanger de formation, André Barreteau expliquera comment il a commencé par quelques dépôts de pain saisonniers au pays de Monts avant de devenir l’instigateur d’un réseau de franchisé présent en France et à l’étranger.
Saint-Hilaire, pays de moulins
Pour rappeler l’importance de la meunerie sur la côte, Gérard Chusseau s’est appuyé sur l’exemple de Saint-Hilaire-de-Riez. Il a retrouvé la trace de quatorze moulins dans la commune. Certains étaient construits sur des terrains où l’on ne soupçonnerait pas de tels édifices.
Deux d’entre eux étaient construits autour du stade du Bouteillon sur des terrains peu élevés. Les cartes de Cassini et le cadastre napoléonien révèlent la présence de ces moulins dans une commune naguère tournée vers une production céréalière.
De Sion aux Mathes
« Le dernier âge d’or des moulins remonte localement à la première moitié du XIXe siècle, estime Gérard Chusseau. Après, l’activité a commencé à décliner. » Si bien qu’aujourd’hui, il ne reste que des vestiges du dernier moulin hilairois. « Il est recouvert de lierre et visible depuis l’avenue de l’Isle-de-Riez, dans le quartier du Terre-Fort. »
Les recherches historiques attestent la présence d’une activité de meunerie, à Sion, dans le quartier des Guérets du Terre-Fort, mais également sur les anciens cordons dunaires vers Notre-Dame-de-Riez et la Fradinière. Il faut imaginer des terrains beaucoup moins arborés qu’aujourd’hui.
Un patrimoine encore en activité
Autre haut lieu de la meunerie dans le canton, la commune de Saint-Révérend a encore un témoin de ce riche passé. « Dans le nord-ouest Vendée, même s’il reste encore quelques moulins sur l’île de Noirmoutier, très peu sont encore en état de marche à l’exception de celui de Rairé, à Sallertaine, du petit moulin de Châteauneuf ou celui des Gourmands, à Saint-Révérend », relève Jacques Baud, le président de l’association organisatrice de cette soirée.
Vendredi 20 mai, à 20 h 30, soirée du blé au pain, à la salle communale de Sion, place Gaston-Pateau. Entrée libre.
Source Ouest France 19/05/2016