L’histoire locale de la Seconde Guerre mondiale retranscrite dans un livre
Le vécu en Vendée de la Seconde Guerre mondiale inspire fortement Cyriaque Feuillet qui a réalisé un documentaire et qui est en train de coécrire un livre sur le sujet.
Cyriaque Feuillet a réalisé un documentaire sur l’Occupation allemande en Vendée et coauteur d’un livre sur le même sujet.
Pourquoi avoir décidé de réaliser un film sur un sujet aussi douloureux ?
Le film est né d’une réflexion que je me suis faite, il y a quatre ans de cela. En effet, à l’instar de bon nombre de familles françaises qui avaient souffert d’avoir perdu un proche ou d’avoir été témoin des pires horreurs, je me suis dit qu’il serait pas mal de retracer l’histoire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, et de ses environs, durant cette période en recueillant divers témoignages. En exprimant ainsi leur part de souffrances, de traumatismes, et en contant leurs anecdotes, la mémoire locale de cette sombre période sera ainsi sauvegardée.
Comment vous est venue l’idée de poursuivre l’aventure avec Histoire, culture et patrimoine (HCP) ?
Il y a un an et demi environ, je suis allé voir Patrick Avrillas pour recueillir le témoignage de son père qui n’avait pas souhaité parler face caméra. Puis au fil de nos échanges sur le sujet, nous avons discuté du projet d’HCP de réaliser une revue sur la Seconde Guerre mondiale. Compte tenu des fonds documentaires dont je disposais et en adéquation avec la réalisation de mon film, très vite, il m’a invité à m’y associer. Finalement, de fil en aiguille, j’en suis devenu la cheville ouvrière.
Quel est l’objectif de ce livre ?
L’objectif est de transmettre et, tout comme le film, de sauvegarder l’histoire locale. Et comme nous recherchons toujours des photos d’époque, nous invitons les personnes ayant un fonds documentaire sur le sujet de se rapprocher de l’association.
À quoi peut s’attendre le public dans ce livre ? Et en quoi sera-t-il différent du film ?
L’idée est d’apporter des éclaircissements sur ce que les gens ont vécu ici, et non de répéter ce qui a d’ores et déjà été écrit dans de nombreux ouvrages. L’idée, c’est de raconter, entre autres, la période de Vichy chez nous, de mettre en lumière des histoires vraies telles que le naufrage du Lancastria ou encore le dramatique crash d’un bombardier allemand à la Pège, qui avait fait cinq morts et dont il n’y eut qu’un seul survivant.
Et le fait même que ce livre s’écrive juste après la réalisation vidéo, que ressentez-vous aujourd’hui ?
C’est pour moi une continuité. Émotionnellement, j’éprouve une très grande satisfaction puisque la culture et le patrimoine sont deux domaines qui m’intéressent beaucoup. Enfin, je serais comblé si les enfants, quel que soit le lieu où ils sont scolarisés, peuvent s’approprier cet outil qui permet de comprendre la grande histoire à travers sa propre histoire locale.